Les zouaves pontificaux

Voici une unité qui plait à Sa Majesté... 
qui, à cette occasion, Se nomme Zouave Donneur ! 
Cons se le disent !!!

Il était donc tout naturel que la première unité peinte par L'Empereur dans ce projet soit composée de zouaves... voici la Légion des Volontaires de l'Ouest... les Zouaves Pontificaux :

Oui, la première peinte, mais deuxième publiée !
Car Nous avons profité de la crue de la Seine pour publier un article en phase avec l'actualité en présentant le 2e régiment de zouaves !
Un sergent de la Garde Impériale 1870 (musée de l'armée)... à droite !
Ci-dessous l'uniforme de zouave pontifical sur lequel Sa Majesté à flasher...
Uniforme de Volontaires de l'Ouest (musée de l'armée)
Arrêtons de faire le zouave et revenons à Nos Volontaires de l'Ouest... de couleur gris-bleu, l'uniforme se compose d'une courte veste à soutaches rouges (noires pour les officiers) au col dégagé, d'un grand pantalon bouffant, d'une ceinture rouge et d'un petit képi gris à bande rouge. La tiare et les clés croisées de Saint-Pierre sont gravées sur les boutons de cuivre... ils ont été longtemps au service du Pape !
Une nétiquette pour chaque socle et ça ne rigole pas à l'I.I. !
Oui, L'Imprimerie Impériale tourne à plein régime pour concevoir et produire une nétiquette pour chaque socle, soit 99 nétiquettes différentes, car à partir de 100... c'est plus cher !
Voici celle des Volontaires de l'Ouest !
Ce bel uniforme étant très similaire à celui des zouaves de l'armée française, lors de sa création, il n'enthousiasma pas la Curie où l'on disait : « C'est bien une idée de français de vêtir les défenseurs du Pape en mahométans ! ». Mais l'idée plaît à Pie IX.
Créé le 1er janvier 1861 sur le modèle des troupes de zouaves de l'armée française, le bataillon des Zouaves Pontificaux, devenu régiment au 1er janvier 1867 est constitué de volontaires, majoritairement français, belges et néerlandais, venus défendre l'État pontifical menacé par la réalisation de l'unité italienne au profit du Piémont...
La guerre franco-prussienne de 1870 entraîne le retrait des militaires français affectés à la protection du pape. En revanche, les volontaires français (officiers ou hommes de troupe) engagés dans le corps des Zouaves pontificaux restent sur place, commandés par le colonel Athanase Charles Marie de Charrette de La Contrie.
En septembre 1870, la défaite de la France contre la Prusse, provoque l'invasion de ce qui reste des États pontificaux par une armée italienne de 70 000 hommes sous le commandement du général Raffaele Cadorna. Les effectifs pontificaux ne dépassent pas 13 000 hommes dont 3 000 zouaves, aussi le général Hermann Kanzler choisit-il de concentrer ses efforts dans la défense de Rome. Le 20 septembre, les canons italiens bombardent les fortifications romaines et le pape demande de cesser le feu dès le premier bombardement au grand dépit des zouaves souhaitant se battre (11 zouaves tués).
Le lendemain, le régiment des zouaves est licencié et 600 français partent pour Toulon afin de se mettre au service du gouvernement désormais républicain. Malgré les réticences de la République naissante envers Athanase Charles Marie de Charrette de La Contrie, petit-fils du général vendéen François Athanase Charette de La Contrie exécuté par les républicains en 1796...
Athanase Charles Marie de Charette de La Contrie
Il obtint l'autorisation de former un corps appelé Volontaires de l'Ouest. Unis par la foi et pensant que la France subissait la vengeance divine suite à sa participation dans la spoliation du pouvoir temporel des papes, ils restèrent dans leurs esprits Zouaves Pontificaux. Ils s'équipèrent à leur frais et Athanase Charles Marie de Charette de La Contrie... Oui ! Nous aimons indiquer les noms complets ! En soutien à des gars qui lors de leur rentrée des classes... "prenez une demi feuille en écrivant en haut à gauche votre nom âge..." Ca vous rappelle rien ?! peut-être que non ! mais ces gars si ! ben oui, quand vous finissez le dernier à écrire votre blaze et que ça prend la moitié de la sus-dite demi feuille... ben oui ! vous vous en rappelez ! Donc Nous Nous devons de rendre hommage à ces gars-là ! Na !
Ou en étions Nous ? Oui ! Athanase Charles Marie de Charette de La Contrie (re-hommage !) recruta de nouveaux zouaves parmi les catholiques non-mobilisés de 15 à 65 ans pour former des bataillons. Souvent monarchistes, leurs noms rappellent la Contre Révolution même si apparaissent dans leurs rangs des républicains et des bonapartistes. Très sollicités, ils vont participer aux attaques de la Loire à partir du sud d'Orléans.

Les premières batailles sont un succès ! Grâce à des attaques méthodiquement calculées, les Volontaires de l'Ouest perdent très peu d'hommes. Après une première victoire près d'Artenay, deux bataillons se forment sous les ordres du général Louis-Gaston de Sonis pour monter à Châteaudun.
Le général Louis-Gaston de Sonis
Suite aux succès remportés à Vallière puis Coulmier, les allemands abandonnent Orléans. Le 1er décembre 1870, tandis que Paris tente de desserrer le Blocus, les forces françaises se dirigent vers Pithiviers en trois colonnes et s'empare de Villepion au nord de Patay. Le soir, pendant que les hommes campent à Saint-Péravy-la-Colombe, on désigne celui qui doit porter la bannière du Sacré-Cœur.
Les zouaves pontificaux
 Après la messe du prêtre Doussot, deux bataillons prennent position. Les troupes de de Sonis gagne Villepion tandis que celles de Jauréguiberry échoue à Goury. Suite à de violents combats dans un froid glacial, les troupes sont prises au piège autour de l'église de Loigny.

Vers 16h, de Sonis relance l'attaque en prenant la tête d'une troupe de 800 hommes. C'est dans un extraordinaire élan de foi que les hommes partent à l'assaut au pas de charge ! L'ennemi chargeant lui aussi, le combat est terrible !
Le soir du 2 décembre, de Charette blessé, est fait prisonnier mais réussira vite à s'évader. Les survivants se rallie et, avec de nouveaux recrutés, viennent reconstruire l'unité pour participer à la défense du Mans.
Le général Auguste Gougeard prend la tête du premier bataillon et le 11 janvier 1871, à Yvré-l'Évêque dans la Sarthe, sous la neige et par un froid glacial de -12°, à la tête de ses zouaves il reprend le plateau d’Auvours à l’ennemi, au prix de lourdes pertes, avant de décrocher suivant les ordres de l’état major. Ce dernier acte de bravoure n'empêche malheureusement pas aux allemands de prendre Le Mans.
Le général Auguste Gougeard
L'Armistice est signée fin janvier, Gambetta nomme Athanase Charles Marie de Charrette de La Contrie général. En mars, pour éradiquer les Communards, Thiers ne réussira pas à intégrer les Zouaves Pontificaux qui refusent de participer à une guerre civile.
Ce qui est tout à leur honneur... mais aurions pu Nous & nous en douter !
Sachant que plus de 40ans plus tard... en 1914, certains d'entres eux reprendront les armes dans les tranchées.
Alors faire le zouave... Oui !
Mais sachez que c'est pas donné à tout le monde !
Cons se le disent !!!


6 commentaires:

  1. Je pense que je vais prendre des zouaves à képi gamme sécession de chez Old glory...un petit régiment de 5 socles...histoire de perpétuer leur souvenir.

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  2. Bravo Marquis !
    Ils sont vraiment chouettes.
    Pour la bannière interroge internet tu pourras faire une bonne copie à ton échelle.

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  3. il y a une croix à faire au sommet de l'étendard (facile). Et il doit être béni par le Pape (moins facile)...

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    1. Faut aussi ecrire dessus... pas facile mais toujours plus que de le faire bénir par le pape, tu as raison !

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  4. They look incredible for the scale 👍

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